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Tout comme l'ensemble du secteur de l’enseignement supérieur, l’UniQ a été prise dans la tourmente des crises chroniques qui ont traversé la société haïtienne et qui perdurent encore. Elle a, dans la plupart des cas, su s’en sortir par ses propres moyens mais à certains moments où les troubles sociopolitiques s’éternisaient tout en s’aggravant, combinant à la fois l’insécurité, la vie chère, et toute sorte de pénurie, il devenait difficile pour l’UniQ de tirer son épingle du jeu sans un soutien substantiel. Le programme dit « Biden » a failli lui donner le coup de grâce, favorisant le départ massif, à la fois, d’étudiants et de professeurs. Il faut aussi prendre en compte le repli sur les villes secondaires d’un nombre conséquent de jeunes fuyant le climat de guerre instauré par les bandits armés dans la région Métropolitaine de P-au-P. Comme s’il fallait enfoncer encore davantage le couteau dans la plaie, traumatisées, à juste titre, les familles de la province qui représentaient jusque-là une bonne part de notre clientèle, n’envoyaient plus leurs enfants étudier à Port-au-Prince devenu la capitale de tous les dangers.
Pris au piège d’une crise multidimensionnelle, il devenait nécessaire de recourir à toute sorte de stratégie, sans compromettre son intégrité, pour trouver des portes de sortie. Et c’est précisément ce à quoi l’UniQ s’est attelé. Elle a, dans bien des cas, mis son expertise sur la table comme monnaie d’échange, en signant des accords gagnant-gagnant avec des institutions du public comme du privé ainsi que des agences internationales mais elle est aussi allée chercher auprès d’autres une aide sans contrepartie, sinon celle de lui permettre de continuer à faire ce qu’elle fait de mieux : former, produire de la recherche et s’impliquer auprès des communautés nationales. Ces appels ne sont pas restés vains, ils ont été nombreux, dans le public comme dans le privé, a y avoir répondu.
Citons en ce sens la BRH qui a soutenu notre programme de bourse sur l’année 2023-2024, la Fondation Kellogg's qui nous a accompagnés, entre autres, dans le renforcement de notre capacité à offrir un enseignement à distance pour pallier aux difficultés de maintenir les cours en présentiel à cause de l’insécurité.
Il convient aussi de noter la main tendue d’une frange du secteur privé haïtien via des entreprises tels que le groupe DEKA, Brasserie la couronne, Rhum Barbancourt, Sunrise, Junior Marzouka, United Plastic. Rappelons en ce sens que l’uniQ est le fruit d’une poignée de main constructive entre un groupe d’universitaires, d’’hommes et de femmes d’affaires, déterminés à favoriser l’excellence académique en Haiti. Pour finir, l’apport du MEF nous a permis d’éviter le pire dans un pays déjà en proie à toute sorte de précarité, à savoir un plan de licenciements drastique.
Alors l’UniQ vous dit un grand merci ! Merci d’avoir été là au moment opportun, où elle avait besoin de vous. Votre générosité n’a pas été vaine, l’UniQ a clôturé avec satisfaction l’année académique 2024-2025. Elle vient d’assurer avec succès la rentrée pour la nouvelle année scolaire et a enregistré une hausse encourageante en termes d’inscrits. Elle explore, dans le même temps, de nouveaux horizons dont le plus clair semble être son implantation dans certaines villes de province. L’annexe à Jacmel est actuellement en gestation.
L’UniQ se fera un devoir de continuer à vous donner des nouvelles et vous exprime toute sa gratitude pour votre généreuse solidarité.
Rédacteur : Cliford JASMIN, Chef de cabinet du Recteur
